Gouvernance forestière → sensibilisation et information

 

Le principe de participation et droit à l’information : un atout pour une gestion durable des forets


 Depuis la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Developpement  (CNUED 1992), les questions forestières font parties des débats internationaux sur l’environnement. Des principes sont ainsi développés à travers les accords multilatéraux sur l’environnement notamment la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et la Conférence des Nations Unies sur la Diversité Biologique (CDB,1992). Cette étude mettra l’accent sur la participation et droit à l’information dans les processus décisionnels.
 


Par Jenny Madouta - 04/08/2016 à 14:00:12 - Modifié le 12/08/2016 à 12:56:30

La participation du public, de façon générale, peut être définie comme outil destiné à faciliter l’implication ou le droit d’être  impliqué dans le processus de prise de décision de ceux qui sont susceptibles d’être affectés par une décision. La participation du public ou la gestion participative implique une prise de décision concertée concernant l’utilisation d’une ressource particulière entre les usagers et les institutions gouvernementales ressources.

Catherine AUBERTIN, souligne que « la gestion étatique de la biodiversité a souvent conduit à de graves crises de conservation, à la fois sociales et écologiques, et  à des critères très virulentes vis-à-vis de ces modes de gestion de la nature ». Or « la développement ne peut être durable que s’il est effectivement pris en charge par les populations qu’il concerne, ce qui suppose une certaine libéralisation politique et une pratique effective de la démocratie à la base ». Le principe de participation est décrit dans de nombreux textes internationaux, notamment dans la déclaration de Stockholm 1972, les déclarations et les deux conventions d Rio de 1992. Le principe10 de la déclaration de Rio 1992 déclare que « la meilleure façon de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens concernés, au niveau qui convient ». Au niveau national, chaque individu doit avoir dûment accès aux informations relatives à l’environnement que détiennent les autorités publiques, y compris aux informations relatives aux substances et activités dangereuses dans leurs collectivités, et avoir la possibilité de participer aux processus de prise de décision. Les Etats doivent faciliter et encourager la sensibilisation et la participation du public en mettant les informations à la disposition de celui-ci. Un accès effectif à des actions judiciaires et administratives, notamment des réparations et des recours, doit être assuré.

C’est à cet égard que  l’ONG BRAINFOREST  Gabon se donne la mission d’informer et accompagner les parties prenantes pour une gestion durable et équitable des ressources naturelles au Gabon. Elle fait appliquer ce principe notamment à travers des ateliers de formations et de sensibilisations des populations locales et assurer  la promotion des droits d’usages coutumiers.  Tous ceci pour aboutir à une société gabonaise dans laquelle l’environnement sera protégé, avec la  participation active des populations  qui bénéficieront des retombées économiques de la gestion durable des ressources naturelles. La participation du publique dans le secteur forestier comprend  diverses formes d’implication directe publique où les personnes peuvent individuellement ou en groupes organisés, échanger des informations, exprimer des opinions et organiser leurs intérêts ainsi qu’avoir la possibilité d’influencer les décisions ou les conclusions de certaines questions forestières spécifiques. Cependant, on peut dire que l’Administration des forêts peut être experte pour les aspects forestiers techniques, mais que le public connait ses propres valeurs et besoins. Sans participation publique, l’administration forestière apportera une réponse sensiblement insuffisante au regard des nécessités.

La participation et droit à l’information est un principe qui permet de favoriser un sentiment d’appropriation des politiques et du droit forestier. La participation est donc essentiel dans le domaine de l’environnement par son double aspect qui apporte à la fois droits et devoirs aux individus, le droit de l’environnement transforme tout ce domaine en sortant les citoyens d’un statut passif de bénéficiaires et leur fait partager des responsabilités dans la gestion des intérêts de la collectivité toute entière.
              

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