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Etude sur la mise en place et le fonctionnement du marché du Carbone au Gabon

Le mercredi 26 Juin 2013, s’est tenu dans les locaux de l&rsqu


Par Brainforest - 01/01/1970 à 00:00:00 - Modifié le 01/01/1970 à 00:00:00

Cette étude réalisée par le Cabinet AGRECO, a été initiée par l’Autorité Nationale pour le Mécanisme de Développement Propre en République Gabonaise (AN-MDP) avec les financements du Programme d’Aide à la Gouvernance Sectorielle (PAGOS) de l’Union Européenne.

Ce qu'il faut retenir, c'est que cette étude  n'est encore qu'à l'étape de réflexion/faisabilité afin de voir dans quelle mesure un tel marché pourrait être développé au Gabon et sous quelle forme. Mais de toute évidence, en dehors des concepteurs de ce processus, aucune partie prenante au niveau du Gabon, présente lors de cet atelier, ne sait vraiment pas de quoi il est question (ministères concernés, banques, autres parties...).

Comment en est-on arriver au commerce du carbone?

Dans la recherche des solutions au changement climatique, "le marché du carbone est devenu l'instrument politique préférentiel des gouvernements et l'élément central de la Convention-cadre des Nations unies sur les Changements Climatique, du protocole de Kyoto".

Origine du marché du carbone
Le marché du carbone tiendrait son origine d’un économiste de l’Université de Chicago, Ronald Coase, qui, dès la fin des années 60, commençait déjà à prôner  l’idée d’un "marché de pollution". D’après son raisonnement, en prenant en compte la tarification de la pollution «comme un élément du processus de production, les forces du marché dissuaderaient peut être les entreprises de polluer l’environnement,… ». Et il cite : «les gens ne polluent pas parce qu’ils aiment polluer, ils le font parce que c’est une méthode moins chère pour produire autre chose » (cf. FERN, Ed Fenton : commercer le carbone. Comment ça marche et pourquoi est-ce controversé p.11).

Par la suite, les économistes tels que J.H. Dales  de l’université de Toronto, et Thomas Crocker, de l’Université du Wisconsin, ont approfondis la théorie de  Ronald Coase  en suggérant  que, « si les prix et  les taux de pollution pouvaient être bien contrôlés  par le marché, les gouvernements devraient imposer des limites générales pour la pollution ».

Pour rappel, et d’après le  rapport « Commercer le carbone » de FERN,  Le marché du carbone serait le processus d’achat et de vente des quotas qui permettent à leur titulaire d’émettre l’équivalent d’une tonne de C02.  Ce commerce des quotas de carbone s’appuient sur trois éléments de base que sont la notion de plafonnement et de l’échange, la notion de compensations de carbone et enfin la notion de transactions commerciales.

A ce jour, Le  marché decarbone suscite encore la controverse. Le Monde.fr,  dans sa rubrique planète du 24 janvier 2013, titrait : "le  marché européen du carbone s'enfonce dans la crise"

En clair, Le rapport sur  l' Etude de  mise en place et le fonctionnement du marché du Carbone au Gabon n'est qu'une phase test financée par l'UE au travers du PAGOS, qui est un progamme d'aide à la gouvernance sectorielle.  L'UE, sur la base des recommandations, devra également donner son avis s'il appui la suite du processus. Mais dans tous les cas, un marché carbone au Gabon  n’est pas pour l’immédiat ;  peut-être qu’une position claire pourrait être entrevue dans deux ou trois ans.

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